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  • Projet pédagogique – Mémoire(s) mondiale(s) de la Première guerre

    Dans le cadre des commémorations du Centenaire de la Première Guerre mondiale, le collège Boris Vian s'est engagé à la rentrée 2014 dans un travail de recherche et de création qui sera poursuivi cette année.

    Saison 1 / 2014-2015 « Chercher pour ne pas oublier »

    Au cours de la première année de ce projet,  les élèves ont mené des recherches historiques afin de retrouver, d'identifier et de retracer le parcours des tirailleurs sénégalais et malgaches inhumés dans l'agglomération lyonnaise.

    Le résultat de leurs travaux se trouve sur ce site et notamment une carte interactive synthétisant toutes les informations au sujet de ces tirailleurs et plusieurs dizaines d'articles rédigés par les élèves.

    Saison 2 / 2015-2016 « Créer comme devoir de Mémoire »

    Lors de cette deuxième année, les élèves de Troisième participeront à un atelier de création en réemployant les recherches effectuées l'an dernier.

    L'année scolaire sera divisée en 5 périodes de 6 semaines dont chacune comprendra :

    - un atelier d'écriture sous des formes variées  : ex. journal intime, carnet de bord, biographie, interview, lettres, BD, roman épistolaire, nouvelle autobiographique, récit, articles... (à définir avec les élèves)

    - un atelier de mise en voix et de mise en image des différentes productions écrites.
    Les élèves ne seront pas obligés de participer à tous les ateliers mais pourront s'inscrire à celui ou ceux de leur choix.

    Les productions des élèves alimenteront le site web et seront éditées en fin d'année dans un livret. Les créations sonores et vidéos seront regroupées et montées afin de créer une production finale.

     


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  • Le vendredi 19 juin, nous sommes allés à Chasselay, découvrir le Tata Sénégalais.

    Ce Tata est une enceinte fortifiée, construite là où ont été massacrés des soldats du 25° Bataillon de Tirailleurs Sénégalais les 19 et 20 juin 1940. Les jours suivants, la population a mis ces corps dans des fosses communes. Plus tard, M. Marchiani, a décidé de créer ce Tata en utilisant un modèle architectural africain (notamment la Mosquée de Djenné au Mali).

    Nous nous sommes rendus dans ce lieu le 19 juin 2015, soit 75 ans (jour pour jour) après le massacre : les tirailleurs ont été exécutés dans un champ par les soldats allemands puis leurs corps ont été écrasés par leurs chars !!

    Nous avons pu voir, au cours de l'année en travaillant sur ce projet, que les tirailleurs sénégalais et malgaches ont participé activement à la Première Guerre Mondiale.
    Avec la visite de ce Tata, nous avons ainsi appris que leur engagement pour la France s'est poursuivi lors de la Seconde Guerre Mondiale!

    En regardant les 186 sépultures du Tata, nous avons remarqué un nom : Ranounoute. D’après ce patronyme nous pensons que ce tirailleur n'était pas sénégalais mais malgache.
    Ce ne serait pas étonnant parce que on sait que parfois des tirailleurs malgaches on été intégrés dans des bataillons sénégalais !

    Laurie et Nachda

     

     


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  • Informations provenant de Genweb

    Nom : BOUKARD Prénoms : Diouf
    Conflit : 1914-1918
    Grade, unité :
    Complément :
    Matricule, recrutement :
    Date de naissance :
    Département ou pays :
    Commune de naissance :
    Genre de mort :
    Mention Mort pour la France : Oui
    Date du décès : 24/07/1916
    Département ou pays :
    Commune du décès :
    Lieu, complément :
    Date du jugement :
    Département ou pays :
    Commune du jugement :

    Date de transcription :
    Département ou pays :
    Commune de transcription :
    Département ou pays inhumation: 69 - Rhône
    Commune inhumation : Villeurbanne
    Lieu inhumation : Nécropole nationale La Doua
    Carré, rang, tombe :
    Autres informations : Sénégalais (Rang B 7, tombe 33)


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  • Notre projet mémoire a débuté en début d'année scolaire 2014/2015.
    Il consiste à rendre hommage aux tirailleurs sénégalais et malgaches de la Première Guerre Mondiale, qui étaient inhumés dans l'agglomération lyonnaise, et pour lesquels il n'y avait peu de reconnaissance : ils étaient enterrés, une stèle portait leur nom et parfois leur date de décès... mais c'est tout : nous ne savons rien de plus sur eux.

     

    A travers des sorties telles que les visites à la nécropole de la Doua à Villeurbanne (banlieue de Lyon), des représentations au théâtre comme Des Inconnus Chez Moi, , ainsi qu'une autre pièce nommée Suspendu,  et par une visite au Tata Sénégalais, nous avons nourris notre culture personnelle et rendu hommage à ces hommes morts pour la France.

     

    Lors de la première visite à la nécropole, nous avons découvert le lieu d'inhumation chargé d'Histoire de certains de ces tirailleurs. Également chargé en émotions, quelques élèves furent émus par le lieu : des centaines de tombes blanches, dont beaucoup marquées Inconnu, alignées dans un beau jardin paysagé.

     

    Nous avons par la suite assisté à une pièce, Des Inconnus Chez Moi  (qui est une pièce adaptée de l'autobiographie de Lucie Cousturier) qui s'est révélée très intéressante mais difficile à suivre et un peu longue. Pour la seconde pièce, Suspendu, la mise en scène originale (machineries visibles) nous a davantage captivées compte tenu des lumières, des sons et de ses accessoires.

     

    Pour finir cette année de projet, nous sommes retournés une matinée à la Doua pour tourner des vidéos retraçant le parcours de certains tirailleurs, puis nous nous sommes rendus au Tata Sénégalais qui est un cimetière crée spécifiquement pour les tirailleurs victimes du massacre du 19 et 20 juin 1940 par les Allemands, le lendemain de l'appel à la résistance de De Gaulle.

    Tout au long de l'année, nous nous sommes retrouvés une heure par semaine afin d'effectuer des recherches historiques sur l'identité et le parcours de ces tirailleurs. De plus, il fallait rédiger et publier les articles sur ce blog.

    En conclusion, ce projet nous a fait découvrir l'histoire des tirailleurs et les hommes qu'ils étaient. Et nous pouvons ainsi partager ces connaissances grâce à ce site afin de  perpétuer la mémoire de ces hommes Morts pour la France.

     

    Pour la classe de 3°4,
    Ambrine et Marie

    Bilan du projet mémoire 2014/2015

     


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  • Quelques photographies
    de la journée du 19 juin 2015

    Photos du 19 juin 2015 Photos du 19 juin 2015
    Photos du 19 juin 2015 Photos du 19 juin 2015

    Photos du 19 juin 2015 Photos du 19 juin 2015

    Photos du 19 juin 2015


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  • Livret pédagogique pour la Sortie au Tata Sénégalais de Chasselay

     

     

     


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  • Une soixantaine de tirailleurs sénégalais et malgaches sont décédés et inhumés dans l'agglomération lyonnaise.
    Mais pourquoi se sont-ils engagés dans cette guerre ?
    Comment ont-ils été recrutés ?

    Introduction

    Le recrutement des tirailleurs a commencé bien avant le début de la guerre en 1914 par des départs volontaires. L’"armée noire" étaient composées de tirailleurs recrutés sur la base du volontariat dans tout l'Empire français.

    Lorsque la France est entrée en guerre, le haut-commandement français a multiplié les appels à l'engagement dans tout l'Empire. Parmi tous ces engagés volontaires obligatoires, il y avait surtout des gens de classe basse, parfois des esclaves d’origine

    Contrairement aux tirailleurs qui se sont engagés volontairement avant la 1ère guerre mondiale, les tirailleurs de 14-18 qui n'avaient souvent pas eu le choix, n’étaient pas toujours fiers de se battre sous les couleurs de la France, ils ne se sentaient pas du tout Français…

    Dans ce recrutement, la Mission Blaise DIAGNE est restée célèbre : Commissaire de la République, Blaise Diagne avec pour mission de mener une nouvelle campagne de recrutement en Afrique occidentale française.

    Source : “Les Tirailleurs”, (partie sur “La mission Blaise DIAGNE” ‘Le volontariat des premiers moi cède vite la place à la contrainte"), E. Deroo, S. Lemaire

    Hugo et Jules.

    La Mission Blaise Diagne

    Blaise Diagne est un homme politique français né le 13 octobre 1872 à Gorée au Sénégal et mort le 11 mai 1934 à Cambo-Les-Bains (Aquitaine) en France. Il est le premier député Africain élu à la Chambre des députés française. Il est également le premier Africain sous-secrétaire d'État aux Colonies.

    Originaire de Gorée et citoyen français, cet ancien administrateur colonial (Dahomey, Congo, Réunion, Madagascar et Guyane), devenu maire de Dakar, est célèbre pour avoir été le premier Africain élu à l’Assemblée nationale, au Palais-Bourbon. Il y siègera 20 ans, de 1914 jusqu’à sa mort en 1934.

    La mission de Blaise Diagne aura connu un succès évident : on évalue à la fin de la guerre les recrutements d’Afrique à près de 63 000 soldats en AOF (Afrique Occidental Française)et près de 14 000 en AEF (Afrique Équatoriale Française). Reste que l’on est souvent loin, bien loin, d’une adhésion volontaire promue par la propagande coloniale.

    Audrey

    Recrutement de Tirailleurs Sénégalais ?

    Pendant la Grande Guerre,  161 361 tirailleurs d’Afrique Occidentale Française, ont servi la France.

    C'est la dernière année de guerre que le recrutement a été le plus fort (63 276 en 1918) : probablement car il manquait des soldats en France et c'est aussi lié à la réussite de la Mission Diagne.

    On appelle tous ces tirailleurs, “tirailleurs Sénégalais “mais la plupart ne sont pas des Sénégalais. En effet seuls 12% sont recrutés dans la colonie du Sénégal (20 571 tirailleurs).

    La plus grand part des tirailleurs, 25 %, a été recrutée au Soudan : donc 1 tirailleurs sur 4 venait de l'actuel Mali !
    Ensuite, 19 % furent recrutés en Haute-Volta (Burkina Faso) ; 18 % en Guinée ; 14 % en Côte d'Ivoire.
    Parmi ces tirailleurs Sénégalais, peu venaient du Dahomey (Bénin - 6%), du Niger (2%) et de Mauritanie (1%)

    Ces informations sont tirées du livre “Les Africains et la Grande Guerre” écrit par Marc Michel, Éditions Khartala, 2014

    Suanita, Jules

    Recrutement de "nos" tirailleurs "lyonnais"

     Parmi les tirailleurs sénégalais inhumés dans l'agglomération lyonnaise, nous avons retrouvé le lieu de naissance et/ou de recrutement de 41 d'entre eux.
    D'où venaient-ils exactement ? Étaient-ils tous Sénégalais ?

    - La majorité venait bien de l'actuel Sénégal : 18 / 41 tirailleurs
    - 8 venaient du Soudan : actuel Mali
    - 8 de Guinée
    - 3 étaient originaires de Haute-Volta : actuel Burkina Faso
    - 2 de Côte d'Ivoire
    - 2 du Dahomey : actuel Bénin

    On peut noter qu'aucun tirailleurs inhumés à Lyon ne vient ni du Niger ni de la Mauritanie.

    Donc, il serait plus juste de les appeler des tirailleurs Sénégalais, mais aussi Maliens, Guinéens, Burkinabés, Ivoiriens et Béninois !

    Sabrina, Hugo

     

    Le recrutement des tirailleurs
    dans les livres du CDI

    "Demba Diop", de Tempoe et Mor, Physalis, 2013

    BD - Demba Diop
    Dans cette BD, nous voyons des camions conduits par des soldats traversant des villages africains afin de recruter des soldats locaux pour faire la guerre en France.

    A Diamando, d'après la BD, les habitants sont au courant que la France est en guerre et que les Français vont en désigner pour partir avec eux.

    Lorsque le camion arrive au village, un soldat demande au chef du village qui sont les hommes les plus robustes.

    Finalement, sur ordre des militaires français, c'est le chef du village qui a désigné les futurs tirailleurs.

    Demba Diop, p.6 Demba Diop, p.9

    Ambrine

    "Sang noir", de Chabaud et Monier, Physalis, 2013

    BD - Sang noir

    Dans cette BD, un officier français annonce la guerre au chef d'un village africain et lui explique que chaque village doit apporter sa contribution en donnant quelques soldats.

    Le chef du village convoque tous les chefs de famille et leur dit de désigner chacun un garçon en âge de se battre.

    Au final, 5 jeunes furent choisis et partirent se battre. Ils n'étaient pas volontaires mais acceptaient pour montrer qu'ils étaient courageux.

    Sang noir, p.26 Le recrutement des Tirailleurs

    Alexis S.

    "Des inconnus chez moi", Lucie Cousturier, L'Harmattan, 2011

    Dans ce livre, il y a un témoignage d'un tirailleur expliquant son recrutement : il s'appelait Ghibi et était Bambara.

    Lucie Cousturier lui demande pourquoi il s'était engagé. Il explique alors qu'il a été forcé.

    En effet, les Français sont venus le voir une première fois pour savoir s'il voulait s'engager. Il a répondu qu'il ne voulait pas.
    Le second jour, les militaires lui ont fait du chantage : ils sont venus prendre sa mère pour la mettre en prison. Aussi, il a été obligé d'accepter !

    Cet exemple (qui n'est pas fictif) nous montre que les tirailleurs ne furent pas tous volontaires et étaient parfois obligés de s'engager.
    Ghibi explique même que les garçons se cachaient dans la forêt pour ne pas que les Français puissent les recruter.

    Des inconnus chez moi, p.157

    Ambrine

     

     


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  • Il est souvent écrit que les tirailleurs sénégalais n'étaient pas exclusivement sénégalais
    mais provenaient de toute l'A.O.F.

    Mais qu'est-ce que l'AOF ?

    A.O.F sont les initiales d’ “Afrique Occidentale Française”.
    Elle regroupe 8 colonies françaises dans le but de diriger l’Afrique de l’Ouest sous la même autorité entre 1895 et 1958. 

    L’A.O.F se composait de la Mauritanie, du Sénégal, du Mali (avant appelé le Soudan français),
    de la Guinée, de la Côté d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso (avant, la Haute-Volta)
    et du Bénin (qui était appelé le Dahomey.)

    L'AOF regroupait environ 25 millions de personnes au moment de sa dissolution.

    Le siège de l'AOF se trouvait à Saint-Louis (du Sénégal) de 1895 à 1902
    puis à Dakar de 1902 à 1960.

    Tous les tirailleurs recrutés dans ce très vaste territoire étaient alors appelés tirailleurs sénégalais même s'ils venaient de régions extérieures au Sénégal comme on le voit sur
    la Carte interactive des tirailleurs sénégalais inhumés à Lyon.

                                                                                                                                 carte de l'AOF en 1936

              

    Ambrine, Justine, Khaled, Mohamed A.


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  • Selon le JMO du 53ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais,
    les batailles du 30 septembre au 2 octobre 1918 furent très violentes.
    Elles se déroulèrent au Nord-Ouest de Reims,
    à la limite entre les départements de la Marne et de l'Aisne
    .
    Les soldats se battaient pour quelques kilomètres de territoire.

    A la suite de ces batailles, l'officier chargé de la rédaction du Journal de Marche
    glorifia les tirailleurs en écrivant de telles phrases :

    “D’un mot, on peut décrire la conduite des tirailleurs, ils ont été superbes !
    Et si leur chef était présent, c’est avec émotion qu’ils leur diraient: merci !”

    “Dans ces trois jours de lutte, le bataillon sénégalais a confirmé la jeune réputation
    qu’il s’est acquise dans les combats de juillet dernier.”

    “Bravement, gaiement, ils sont partis à l’assaut,
    se souciant fort du bombardement et des mitrailleuses,
    ils ont fait environ 150 prisonniers,
    capturé un butin considérable,
    ont enlevé des points d’appui fortement organisés.”

    Page extraite du JMO :

    Eloge des tirailleurs du 53° BTS

    Marie, Laurie, Clément

     


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